Cavafy pour toujours

Permettez moi de vous présenter les pensées de notre poète célèbre sur l’angoisse  de chaque génération concernant la génération à venir. On veut tout faire, tout prévoir, tout offrir. Mais, hélas! Aucune génération ne pourra vivre sans des aventures et des souffrances. Alors, ce qui nous reste est l’effort et l’espoir d’élever  de bonnes personnes. Ce poème pour moi montre un autre aspect de la vie de tous les parents désespérés pour l’avenir de leurs enfants. Les temps sont durs et très peu prometteurs!

Un grand Merci à Lia qui me l’a traduit.

Maçons

Le Progrès est un grand bâtiment – chacun y apporte sa pierre;

d’ autres apportent des paroles, des volontés,

d’ autres des actes – et quotidiennement il s’élève plus haut.

………………………….

Si une tempête, une houle arrive soudainement,

les bons travailleurs se précipitent en foule

et ils protègent leur œuvre vaine.

……………………………………

Vaine, parce que la vie de chacun est dépensée pour la génération future,

consentant à souffrir pour que cette génération connaisse

le bonheur sincère, et une longue vie, et la richesse, et la sagesse

sans sueur basse, sans dépendance du travail.

………………………………………

Mais la génération fabuleuse ne vivra jamais;

l’œuvre sera démolie par sa perfection elle-même

et toute la peine vaine des maçons commencera de nouveau.

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A propos vasiliki54

Teacher of greek Language
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2 commentaires pour Cavafy pour toujours

  1. Lia dit :

    Amèrement actuel notre grand poète, bien qu’il ait vécu à la fin du XIX-debut XX siècle.
    Merci Vicky d’avoir partagé avec nous ce poème.

  2. Marie-France dit :

    Voeu pieux, Vicky!

    Chaque génération doit faire face aux douleurs de la vie, quelques soient les efforts de leurs prédécesseurs.

    Le problème de nos enfants est qu’ils ont débuté dans la vie en mangeant leur pain blanc 😦 😦 Expression qui remonte au Moyen-Age :
    En fait, quand on dit de quelqu’un qu’il a « mangé son pain blanc », cela sous-entend qu’il ne lui reste plus que du pain noir à manger.
    Et c’est au Moyen-Âge qu’il faut chercher l’origine de cette expression.

    À cette époque, le pain blanc n’était pas le quotidien de tous les Français : en effet, pour obtenir du pain blanc, il faut moudre et raffiner les céréales, une opération que tous ne pouvaient pas s´offrir ! Seules les classes aisées pouvaient y prétendre.

    Les pauvres ne mangeaient que du pain de qualité inférieure : du pain noir. Un pain qui, la plupart du temps, n’était même pas fabriqué à base de farine de céréales, mais à base de fèves, de lentilles ou de racines.
    😦 😦

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