Le 11 novembre en France.

Le 11 novembre 1918: signature de l’Armistice, mettant fin aux combats de la Première Guerre Mondiale.

Comme tous les ans depuis fort longtemps, le 11 novembre , date hautement symbolique, est une journée chômée pour la plupart des français , sauf pour les employés des temples de la consommation: supermarchés et magasins qui ne respectent plus rien 😦

Cette année, plus aucun combattant de la Grande Guerre ( 1914-18)  n’était présent près de la tombe du soldat inconnu,  sous l’Arc de Triomphe à Paris; et pour cause: tous ont disparu.

Cette boucherie du début du siècle dernier a décimé les familles. Celles de mes deux grand-pères n’ont pas fait exception. Mes aïeuls ont été expédiés au combat, la fleur au fusil,  croulant sous un paquetage démentiel.

L’un, dans les tranchées du nord est de la France:

1-à Verdun en 1916 après Douaumont 😦 😦

2- Au Chemin des Dames en 1917.

Il y laissera 2 de ses frères  de 19 et  20 ans 😦 😦  Il sera « gazé », perdra un oeil et son acuité visuelle. Il s’appelait Louis.

L’autre,  dans les Dardanelles en Turquie,  ne reviendra à la maison que 6 ans après 😦

Il s’appelait Alain.

Article publié l’an dernier

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2 commentaires pour Le 11 novembre en France.

  1. Lia dit :

    Toutes les guerres sont absurdes, mais cette guerre l’ a été encore plus. Une guerre de fossés… Tant de morts, tant de blessés qui ne pouvaient plus ensuite mener une vie de dignité. La jeunesse de l’Europe prise dans les intérêts des grands qui, sans remords, l’envoyaient combattre dans des conditions d’absurdité et d’horreur.
    Merci de nous rappeler ce jour de mémoire si important, Marie-France. Je me suis aussi souvenue de la chanson d’un film sur ce sujet qui m’a beaucoup émue.

    • Marie-France dit :

      Un nombre colossal ( 41 millions) de morts, de « gueules cassées », d’estropiés …, le génocide du peuple arménien…, sans compter les ravages de la grippe espagnole et les germes de la 2ème guerre mondiale 😦
      Curieusement, mon grand-père Louis, n’a jamais dit quoi que ce soit de négatif contre les soldats allemands contre lesquels il se battait dans les tranchées. J’ai essayé de comprendre pourquoi. Un livre d’un auteur allemand, Erich Maria Remarque, m’a aidé à comprendre. Que soit remercié notre professeur de français de terminale pour nous avoir donné les références de ce livre ( pourquoi le prof d’histoire ne l’a pas fait reste un mystère pour moi)
      http://fr.wikipedia.org/wiki/À_l'Ouest,_rien_de_nouveau

       » Ce livre ne raconte pas de vastes mouvements de troupes ou des offensives et contre-offensives ; on ne sait trop ce qui se passe sur l’ensemble du front, encore moins ce que décident les états-majors. Simplement, avec une sobriété qui en souligne l’horreur, il raconte la vie quotidienne au front et dans les tranchées : la pluie, la boue, la vermine, les bombardements, les gaz, les veilles, les attaques au petit jour, les nuits en flammes… Avec, parfois, de minuscules plaisirs qu’il faut savoir saisir pour ne pas sombrer dans le désespoir ou la folie, et parce qu’on n’est pas sûr de voir le lendemain ni l’heure qui vient.

      Et partout, toujours, à chaque instant, l’omniprésence de la mort. La même bien sûr de chaque côté des lignes … »

      Un extrait:
      Le jeune soldat allemand vient de tuer un jeune soldat français:

      « …d’abord tu n’as été pour moi qu’une idée, une combinaison née dans mon cerveau et qui a suscité une résolution ; c’est cette combinaison que j’ai poignardée. A présent je m’aperçois pour la première fois que tu es un homme comme moi. J’ai pensé à tes grenades, à ta baïonnette et à tes armes ; maintenant c’est ta femme que je vois, ainsi que ton visage et ce qu’il y a en nous de commun. Pardonne-moi, camarade. Nous voyons les choses toujours trop tard. Pourquoi ne nous dit-on pas sans cesse que vous êtes, vous aussi, de pauvres chiens comme nous, que vos mères se tourmentent comme les nôtres et que nous avons tous la même peur de la mort, la même façon de mourir et les mêmes souffrances ? Pardonne-moi, camarade ; comment as-tu pu être mon ennemi ? Si nous jetions ces armes et cet uniforme tu pourrais être mon frère, tout comme Kat et Albert. Prends vingt ans de ma vie, camarade, et lève-toi… Prends-en davantage, car je ne sais pas ce que, désormais, j’en ferai encore. » »

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