Pardonner- ça nous fait du bien!

A l’occasion de la fête religieuse en Macédoine’’Procka’’(qu’on fête demain), mes chers amis j’aimerais cette fois vous donner en quelques lignes mes méditations personnelles sur le sens de glorification de cette fête chez nous. Qu’est ce qu’on fête demain, dimanche ? C’est la fête du ‘’Pardon’’.  On se demande souvent si les gens veulent que les choses aillent mieux ou moins bien. Accepter et comprendre UNE ERREUR de comportement ne soulage pas la personne offensée de la responsabilité. A mon avis quelque fois nous ne pouvons pas PARDONNER à quelqu’un à cause de son manque d’EMPATHIE et nous pouvons développer l’empathie pour les autres en commençant à changer notre mode de penser. Donc, le PARDON a un grand impact sur notre santé et sur nos sentiments. PARDONNER concerne moins l’autre personne que nous-même. Ces dernières années la tradition de fêter ‘’PROCKA’’dans mon pays occupe une place importante dans nos coutumes. Le dimanche, on va chez des proches, les parents, et particulièrement chez ses parrains. Les mots les plus fréquents sont « Pardonne-moi »! et c’est pardonné de ma part et de la part de DIEU! (c’est la réponse ) Quant aux enfants,  on leur donne de l’argent. Dans certains ville comme Prilep on organise des carnavals (voir la photo).

Je voudrais terminer ma réflexion sur cette sorte du comportement humain avec une belle citation d’Anatole France: ’’Il faut se pardonner beaucoup à soi-même pour s’habituer à pardonner beaucoup à autrui’’.

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3 commentaires pour Pardonner- ça nous fait du bien!

  1. Marie-France dit :

    Svetlana,
    Bonne fête du pardon. Belles réfexions personnelles sur ce qu’est que le pardon  » qui nous fait du bien ».
    Belle coutume humaniste en ces temps du chacun pour soi !
    Le pardon comme acte libérateur, encore faut-il en être capable et il ne suffit pas de le dire. Cela prend du temps et n’absout pas celui ou celle qui a commis des actes répréhensibles volontaires ou pas envers l’autre. Cela ne l’exonère en rien de sa responsabilité et ceci est vrai pour chacun de nous.
    Sans le secours de la religion comment faire? Nous ne sommes que des hommes et femmes de chair et de sang, pauvres de nous ou plutôt  » riches de nous » ( expression qui n’existe pas 🙂 )
    Pardonner suppose une mobilisation de toutes les capacités d’un être humain: être capable de reconnaître qu’on a eu mal et pourquoi , ne pas sombrer dans la victimisation, d’activer ses capacités d’empathie ( très difficile quand la blessure est profonde: « il est plus facile de pardonner à un ennemi qu’à son ami (e) » ( William Blake) , de faire un travail sur soi ( le seul qui vaille et sans forcément l’aval des autres) pour pouvoir se libérer de l’offense qui pourrit la vie, accepter sa colère et l’extérioriser, accepter ses propres limites ( difficile aussi car l’orgueil veille) et enfin décider que le pardon concerne les actes du passé et que l’on peut se reconstruire et aller de l’avant…

    On est très loin des prières infligées par la religion catholique quand nous devions inventer des « péchés » 🙂 et demander pardon ( à qui d’ailleurs, je ne l’ai jamais su) en récitant des prières qui commençaient par  » c’est ma faute, ma très grande faute, c’est pourquoi je supplie … » Mea culpa, mea maxima culpa » 😦 C’était une demande de pardon infantilisante et culpabilisante, tous coupables 🙂 Peut-être , finalement, tous responsables 🙂

  2. Vicky dit :

    Avec ou sans fête, pardonner ou être pardonné ça nous fait du bien à l’âme. C’est therapeutique! Cela nous tranquillise et nous protège des scrupules, quelquefois insuportables.

  3. Philémon Mambu dit :

    Le pardon lorsqu’il est fait sincèrement, est un exercice qui nous transcende et qui nous libère, justement par ce qu’il n’est pas facile à poser , c’est un acte d’amour envers son prochain, mais cela comme le dit Marie France, n’exonère l’offenseur d’aucune responsabilité. Le pardon pour l’un va de pair avec la repentance pour l’autre, et c’est uniquement à cette condition que les choses peuvent revenir à la normale.

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