L’heure n’est pas à l’insouciance ces jours-ci

Vicky a cité une chanson populaire qui faisait référence à la guerre et à ces atrocités. Un poème m’est revenu à la mémoire. La mort des jeunes gens partis à la guerre et qui ne sont jamais revenus. Crime absolu! Un sonnet dans lequel Rimbaud , avec une économie de mots, traite d’un de ses thèmes de prédilection: le sens du tragique, de la vie et de la mort! Ce poème fut probablement inspiré par la guerre de 1870 entre les allemands et les français ( défaite française à Sedan)
Ce poème- choc m’est resté en mémoire depuis les années collège ! L’absurdité de la mort d’un enfant dans une nature qui berce avec une cruelle indifférence.
Tous les écoliers français de ma génération connaissaient par coeur ce sonnet.

« Quelle connerie la guerre » ( Jacques Prévert: Barbara)

Publicités
Cet article a été publié dans France (Marie-France), Littérature. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 commentaires pour L’heure n’est pas à l’insouciance ces jours-ci

  1. Vicky dit :

    Poème lyrique, vrai et tragique aussi, connu même chez nous par sa traduction en Grec!
    Mais la Guerre c’est la Guerre: la pire chose au monde.
    Hérodote a dit: « Qui est tellement fou de préférer la Guerre à la Paix? Durant la Paix, ce sont les enfants qui enterrent leurs parents pendant que, durant la Guerre, ce sont les parents qui enterrent leurs enfants ». Quoi de plus savant?

    • Marie-France dit :

      Les parents enterrant leurs enfants est contraire à l’ordre des générations.
      « Pour la plupart des hommes, la guerre est la fin de la solitude. Pour moi, elle est la solitude définitive. »Albert Camus.

  2. Vicky dit :

    C’est exactement ça! La solitude définitive, celle du Mort.

  3. Lia dit :

    Oui, ce poème est excellent, parce qu’il nous découvre le vrai visage de la mort. Les sujets de la guerre et de la mort m’ont porté à la mémoire les films suivants, pleins de messages, non pas seulement contre l’absurdité de la guerre mais aussi contre le rôle de la religion officielle. L’un a le titre « Joyeux Noel »et l’autre « Silent Night ».
    L’action du premier se déroule au début de la première guerre mondiale et il fait référence à un événement vrai. J’ai surtout aimé le rôle du prêtre écossais.
    L’action du deuxième se déroule vers la fin de la seconde guerre mondiale et elle présente l’histoire d’une mère allemande, qui a caché son fils dans la forêt, pour qu’il ne fasse pas son service militaire à l’armée des nazis.

    • Marie-France dit :

      Un autre ouvrage sur le thème de l’absurdité de la guerre m’a beaucoup marqué. Ce livre  » A l’ouest , rien de nouveau » a été écrit par un auteur allemand Erich Maria Remarque.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_l'Ouest,_rien_de_nouveau
      C’était la première fois que je pouvais comprendre ce qu’avait vécu mon grand-père dans les tranchées pendant la Première guerre mondiale. Il y a passé presque toute la guerre enterré comme un rat, gazé et y a perdu deux frères. Jamais il n’a eu de mots durs envers les soldats allemands qui vivaient le même supplice.  » Le Chemin des Dames » n’est pas un endroit poétique, loin s’en faut!
      En tant que professeur, ce livre m’interroge aussi. Pourrions-nous toujours adhérer à une propagande et influencer nos élèves? Remarque écrit:
      « Ils auraient dû être pour nos dix-huit ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès – préparant l’avenir. Parfois, nous nous moquions d’eux et nous leur jouions de petites niches, mais au fond nous avions foi en eux. La notion d’une autorité, dont ils étaient les représentants, comportait à nos yeux, une perspicacité plus grande et un savoir plus humain. Or, le premier mort que nous vîmes anéantit cette croyance. Nous dûmes reconnaître que notre âge était plus honnête que le leur. »

      • Lia dit :

        J’ai entendu parler de ce livre mais je ne l’ai pas lu.
        Je pense qu’il ne faut jamais que le prof fasse de la propagande pour la guerre. La guerre n’est pas une solution. Nous devons bien comprendre cela, après les deux dernières grandes guerres. Il faut s’en souvenir.
        Le prof doit faire de la propagande aux élèves pour les valeurs universelles, par exemple pour celles de la paix, de la liberté, de la vraie démocratie, (dans ce cadre, la fête nationale d’hier veut passer un message antifasciste, mais je pense que je n’ai pas réussi à le faire clair 🙂 ) , de la tolérance, du respect de la dignité humaine, du courage, de l’esprit critique, de l’amour pour la vérité et tant d’autres. Il doit aussi leur enseigner de défendre ces valeurs, avec son propre exemple.
        Mais comment faire cela aujourd’hui, puisque les élèves peuvent constater dans la réalité quotidienne le triomphe de la corruption générale, le démenti et l’exploitation malhonnête de ces valeurs ? Bonne question. 🙂 Je pense que, malgré cela, nous devons continuer à le faire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s